Journée mondiale du Climat : Où en sommes-nous ?
Le 8 décembre marque la Journée du Climat, une occasion cruciale pour réfléchir sur les défis environnementaux qui persistent et les actions nécessaires pour assurer un avenir durable. Cette année, le contexte est particulièrement significatif, avec la COP28 en cours à Dubaï, où les discussions sur le climat sont principalement évoquées.
L'appel urgent à l'action vient de Laurence Tubiana, Directrice de la Fondation Européenne pour le Climat qui insiste sur la nécessité d'un "signal très clair" à l'égard des énergies fossiles.
A l'origine des Accords de Paris en 2015, cette experte sonne l'alarme en déclarant que "le pétrole, le gaz, toutes les énergies fossiles" représentent l'éléphant dans la pièce qu'il faut traiter maintenant." Elle souligne la futilité de croire que le statu quo est viable et met en garde contre l'attente d'un miracle technologique qui n'existe pas. Alors que la COP 28 poursuit ses débats à Dubaï, le choix du pays organisateur a été vivement critiqué par les défenseurs de l’environnement, au même titre que la présidence confiée au patron de la plus grande compagnie pétrolière émiratie.
Laurence Tubiana émet des doutes sur les solutions proposées par le secteur des énergies fossiles, les considérant comme insuffisantes pour répondre à l'ampleur des émissions.
La directrice de la Fondation européenne pour le climat souligne également le manque d'enthousiasme du secteur du gaz, du pétrole, et du charbon à changer. Malgré les appels à un changement radical, elle plaide pour un "signal très clair" sur les énergies fossiles, avertissant que tout signe de tiédeur pourrait compromettre l'impact potentiel de la COP28.
Interrogée sur les énergies renouvelables, Laurence Tubiana souligne un "très bon ratio à surveiller". Cependant, elle regrette que même les entreprises les plus progressistes en la matière affichent un ratio encore très faible. Selon elle, la COP28 est un "test" crucial, un moment de vérité pour le secteur qui ne pourra pas esquiver le défi urgent de transition vers des énergies plus durables.
En cette Journée du Climat, le message de Laurence Tubiana résonne comme une réelle prise de conscience. Les énergies demeurent un obstacle majeur, et le monde doit s'unir pour surmonter "cet éléphant dans la pièce". La COP 28 offre cette opportunité, mais son succès dépendra de la clarté du message et d'un courage certain face aux lobby. Il en va de la responsabilité des pollueurs à financer les pays les plus pauvres exposés à leur activité.
Pour nous, le principe "pollueur - payeur" sonne comme une évidence mais est il vraiment synonyme de responsabilité ? N'achète t on pas la bonne conscience des plus grands groupes industriels ?
Nous pensons que l'achat de crédits ne suffit pas et ne vient pas annuler l'impact carbone d'une action. Au delà de cela, il nous parait essentiel de réfléchir à une démarche volontariste de réduction durable d'émissions de gaz à effet de serre.
Il est toujours temps d'avancer dans le bon sens !






